C’est l’histoire d’une nana qui un jour s’arrête à un passage à niveau et se demande ce qui pourrait se passer si elle avait un accident kà maintenant avec ce train. Comment les gens réagiraient, qui appeleraient les pompiers, que deviendrait son bébé, installé derrière, est-ce qu’elle aurait mal? Que se passe-t-il quand on est mort? Rester-t-on en âme errante à assister à la vie de nos proches? A-t-on conscience de la mort? Qui suis-je? Où vais-je? Que fais-je?

Soudain un klaxon. Le train est passé les barrières sont levées, la voiture derrière s’impatiente. Ce n’est quand même pas très normal ce genre de pensée quand on a un bébé non? Si? Elle n’a pas envisagé de mourrir. Juste de la curioisté de comment ça se passe… Oui mais quand même… A défaut de réponses, elle prend un rendez-vous chez la psy, il faut protéger son bébé, c’est la priorité même s’il n’était pas désiré.

« -Et la douance, vous la vivez comment? »

– La quoi?

– Ah. Euh il a des personnes qui ont un fonctionnement un peu différent, les QI est supérieur… »

 

Et voilà comment ça a commencé. Depuis je ne cesse de me construire et me reconstruire. Mon problème est mon faux-self. Je suis une Zèbre-Caméléon, une éponge, un mirroir d’illusions. Je n’arrive pas à être autrement que comme on s’attend à ce que je suis. J’y travaille beaucoup, mais mon éducation a privilégié la « normalité » et le conflit. Dommage je suis anormale, intuitive 1er décant et ascendant hyper-sensible. On était pas aligné.

Au fond, j’en est toujours eu conscience. Je me souviens, adolecente d’avoir pensé très fort que, de toute façon, si ça se passait mal avec ma mère, c’était parce qu’elle s’attendait à telle réaction et que je ne pouvais pas en avoir d’autres du coup. Elle me piégeait dans un cercle de réactions négatives. Involontairement mais quand même. Ca parait très étonnant, voire stupide pour certains j’imagine, mais quand je ressens une attente de mes interlocuteurs, je me glisse dans cette posture sans parvenir à agir dessus, je me glisse entre les doigts. Du coup j’ai vraiment énormément de mal à me trouver moi. Il faudrait peut-être que je parte faire une retraite dans un momnastère désert? Techniquement ce n’est pas trop possible en fait. Alors, quand je repaire des point d’attache, je m’y accorche.

Mais quels sont mes points d’attaches? Sont-ils réels? Ou bien une illusion, un mirage vu des yeux d’un autre? Mais si cet autre est la majorité, alors suis-je une illusion collective?  Ou bien il y a malentendu, et ce que je crois être moi est un illusion interne, un « ce que je voudrais être sans l’être parce que moi je suis en fait comme les gens me voient »? Car voilà mon questionnement actuel : ce « moi » au fond de moi est-il réel, ou est-ce une aspiration à laquelle je tiens tellement que j’ai la perçois comme réelle? Est-ce que c’est réellement un moi, un potentiel, non exploité parce que je m’adapte toujours aux autres, ou bien est-ce la cristallisation de mes aspirations?

 

Ce questionnement a surgi il y a quelque temps quand, invitée à l’anniversaire d’une personne, son coach pro très habitué aux tests MBTI m’a dit « Oh toi tu est une E c’est flagrant ». Et j’ai vaguement approuvé laissant cependant la porte ouverte du fait de tests contradictoires. Mais elle a maintenu sa position, je n’ai pas bataillé, je ne lui ai pas parlé du faux-self : ce n’était ni le lieu, ni le moment, ni la personne, ni ce qu’elle attendait. Et là ça m’a frappé : face à une coach de développement pro/pers, je n’ai pas osé lui parler de moi et mon faux-self. Je me suis rangé à son opinion forgée en quelque minutes sans échange direct avec moi. J4ai fondu dasn le moule de ce qu’elle attendait de moi comme réaction.

 

Bon on passera sur les raisons de sa présence à un repas familial (que fait un coach pro à un anniversaire fêté en famille??), et non elle n’a propablement pas jugée à l’emporte-pièce sur la base de rien. Quand on est doué, on repère très vite des traits de caractère. Et effectivement, je montre ce côté de moi facilement, parce que c’est facile. Et comme c’est mon armure depuis des années, j’en joue très bien. Mon moi et mon faux-moi ont fusionné par endroit, convergé.  Alors? Je fais quoi moi maintemant? Moi et mon petit I qui n’ose pas s’exprimer pour ne pas embêter les gens, ne pas contredire ce qui me voient E?

 

J’ai commencé à réfléchir sur ça. Et puis, et puis j’ai vu sur twitter un article sur les prénoms. J’ai lu parce que j’aime bien lire ces significations qu’on donne consciemment ou inconsciemment aux prénoms. Mon prénom principal a une description de E. Il y a un lien entre les prénoms et les personnalités. C’est un peu complexe et sans doute très biaiséet un peu délirant, mais en gros, à mon avis, on attend des gens un comportement en fonction de son prénom parce que généralement les gens qui se nomment ainsi agissent ainsi. Ce n’est pas une science exacte hein, mais une généralité un peu floue. Un inconscient collectif dans lequel chacun se fond aussi.

 

Mon second prénom est lui décrit tel un I. C’est cohérent avec ce moi interne que j’étouffe de mon armure E. Mais ce qui est étonnant, c’est que les gens n’utilisent en général que leur prénom usuel pour se définir. Moi, j’ai toujours utilisé les deux et je me suis créée une armure, une devanture extravertie qui correspond à mon prénom usuel. Mais j’ai aussi créé une personnnalité un peu étouffée qui est introvertie et qui se cache au fond de moi, enfin ne se cache pas vraiment mais ne s’expose pas. Cette personnalité correpsond assez bien à la description de mon second prénom. J’ai trouvé ça intéressant que l’analyse de mes prénoms et les tests MBTI se rejoignent, enfin sur ma « devanture ».

 

Mais cela dit, j’en suis à me poser d’autres questions ! Si mon armure n’est pas un faux self et correspond à mon prénom usuel, est-ce que cela me correspond à moi vraiment? Mais pourquoi ai-je crée un second moi qui ne s’exprime pas? Est-ce une transposition de la non expression de ma douance? Je n’ai pas 2 personnalités, pas de trouble dissociatif de la personnalité. Juste une partie de moi qui ne s’exprime pas et qui souffre de ne pas être reconnue. D’ailleurs quand j’entends encore les rires de mes amis quand je leur dis que je suis timide par exemple…

 

Et puis, et puis d’interrogations en absence de réponses, j’ai laissé couler. Pour changer (ou pas!), je ne résous pas mon cas. J’étouffe encore mon petit moi. Et là le sort insiste. Le destin, ce coquin ne me laisse pas. Il n’a pas tord vous me direz. Il faut évitez de se reposer sur un lit d’interogations, les certitudes sont plus confortables. Il parait du moins. Les humains ont inventé les religions pour ça. Bref! En jouant à une partie de Dixit avec des amis, j’ai eu une révélation. Enfin, ils m’ont révélée à moi-même.

 

Le Dixit c’est une jeu de société très sympa (je vous recommande ce jeu d’ailleurs). Vous choisissez un thème et vous y associer une carte de votre main (sans la montrer). Les autres joueurs doivent alors vous donner une carte de leur main qui corresponde à ce thème choisi. Vous exposez alors toutes les cartes et ils doivent trouver la votre. C’est très intéressant et instructif sur les amis, je trouve. Donc là j’avais une petite fille brune avec une longue tresse vétue de rouge qui regardait derrière le rideau d’une scène. Comme on avait commencé un délire en mettant les prénoms comme thème, dont les nôtres, j’ai donc donné mon prénom, charge à eux de me donner une carte qui dans leur main me correspondait. Franchement j’ai été surprise des réponses : l’un des joueurs à trouver une carte pour laquelle tous les autres ont voté! Tous me définissaient comme ça :  C’était vraiment unamine. Ca m’a rappelé une association de mot qui avait été faite avec moi par une personne qui ne me connaissait pas vraiment. Elle m’associait à « étude ». Au delà de ça, j’adore les livres, leur contenu, j’adore la nature. Bref, je me reconnaissais aussi dans cette image. Et là je me suis dit que oui, il y avait sans doute un truc à voir avec la non-exploitation de ma douance et la création de ce moi qui ne s’exprime pas. Mes amis me voient comme je suis, et ne voient pas ce petit moi qui se terre. Pourtant ils m’associent aux livres, or qui associent un lecteur à un super-extraverti? Et si, ce petit moi n’était pas un « vrai moi » et mon faux-self était peut-être un peu moins faux que je ne le pensais?

 

Je veux dire, peut-être que ce petit moi qui souffre est une construction de mon esprit qui correspond à la non-reconnaissance de mon intégrité, de ma douance. Et peut-être que ce « petit-moi » n’est pas un entité à part entière, mais une nuance. Peut-être que cette impression d’avoir un moi qui s’exprime pour en cacher un autre, comme j’ai toujours le sentiment est en fait un artéfact. Peut-être que je suis plus complexe que cela. Peut-être que je suis une mais avec des nuances. Une forêt tachée d’éclat de soleil, différentes selon par où on y entre. Profonde et complexe. Avec des hauts et des bas, des monts et des vallées, des clairières tranquilles et des marais inextriquables. Et c’est tout. Une forêt est différente selon qu’on la regarde de loin ou qu’on y promène. Une forêt a un intérieur et un extérieur sans que cela soit en opposition. Et son E, la vue qu’on en a de loin, n’est pas la forêt, ce n’est pas non plus une fausse forêt, juste la forêt vue de loin. La personnification que je fais de cela n’est peut-être pas utile. Peut-être que je me trompe, mais mon faux-self n’est peut-être pas un faux-self, juste une armure, une carcapace que je mets mais qui fait vraiment partie de moi. Peut-être devrai-je arrêter de le regarder, de me regarder, comme un élément extérieur pour l’accepter. C’est marrant cette idée, on dit qu’il est toujours plus facile de s’accepter avec ses défauts que de se changer. Et si c’était vrai?

 

Pour reboucler avec mon début d’histoire (parce que non je ne me suis pas perdue dans mes pensées), je me suis demandée ce que les tests MBTI faits il y a quelques temps pouvaient m’apporter. Dans le même temps, mon homme a reçu un lien faire un test en ligne fourni par le coach dont je vous parlais plus haut. Je savais avoir fait ce test, pas le test MBTI en général, mais celui fourni par ce site précis. Parce que bon, des tests MBTI, j’en ai fait plusieurs. Je l’ai quand même refait. Juste comme ça. Pour voir. On ne sait jamais. Puis ces tests sur internet quand même…

 

Alors là, à quelques pourcents près j’ai obtenu EXACTEMENT le même résultat qu’il y a 2 ans! A part sur l’axe identité (assurance/prudence), où j’ai gagné en assurance mais que cela ne devienne une domiance, il n’a même pas 5% de différence avec les quatres composantes de la personnalité MBTI! Et vous savez quoi? Je trouve que l’illustration retenue pour ce profil correspond bien à la carte du Dixit qui selon mes amis me définit le mieux.

 

Même la parodie de ce profil me colle à la peau: L’INFP vu par l’Antre de la Chouette (parodie des 16 types) : L’Enfant Idéaliste « Ce type a été créé pour ranger dans une case les gens qui s’estiment trop complexes pour être rangés dans une case. L’INFP rêve d’un monde où chacun est beau et gentil et sincère et est persuadé qu’un jour, ce monde existera. Rien n’est plus profond que les sentiments d’un INFP, à part la fosse des Mariannes, le terrier du lapin blanc d’Alice et les sentiments d’un autre INFP ».

 

Alors donc, je pense que je vais essayer autre chose. Je vais essayer d’arrêter de bidouiller de me chercher. Je suis là. Je suis entière mais nuancée, à la fois profondément introvertie mais aussi extravertie dans mes actes. Pas dans mes ressources. Une sorte d’équilibre. Et tant pis pour ce que pensent les gens. Je vais ressortir mes plantes et mes grigris de rêveuse, j’en ai besoin, ce n’est aps un genre que je me donne. Je vais arrêter d’essayer de correspondre à une personnalité qui n’est pas la mienne. Je me suis sans doute trompée en écoutant les tests MBTI faits il y a 2 ans. Et puis ils me donnaient pas les mêmes résultas d’un test à l’autre. J’ai fait des moyennes pour extimer ce qui sans doute me correspondait, mais ce n’était peut-être pas la bonne façon. J’en ai eu besoin c’est sûr, et se trouver quand on s’est perdu est très compliqué. Il y a des chemins qui nous apprennent ce qu’on est pas quand bien même on essayerait de l’être.

 

Si un test de personnalité vous donne une réponse et que finalement que cela ne colle pas, il faut se remettre en question, mais aussi remettre en question l’outil, le test. Un outil est sensible à son utilisateur et on peut influencer le résultat, dans un sens ou un autre, selon ses aspirations et son humeur du moment. Il faut en faire plusieurs et recouper les informations. Tout doit être cohérent, harmonieux. Les psychologues et coach et autres personnes formées sont en théorie formées à ce recoupement et de ne basent pas uniquement sur un test ou une observation. Ils recoupent les informations. Je devrais sans doute retourner voir ma psy en discuter avec elle, mais elle a fermé son cabinet et déménagé. J’ai repéré une coach à Zébre dans ma ville. Je vais essayer de la rencontrer. Peut-être m’aidera-t-elle à aligner ma personnalité avec mes aspirations?

 

En tous cas, je trouve intéressant d’avoir cette nouvelle vision de moi. Et de savoir que le test en ligne conseillé par le coach qui me dit E, me dise I. Je suis contente d’avoir gardé à l’esprit que même si les test MBTI me disaient en majorité E, certains me disaient I aussi. Inconsciemment je devais savoir qu’il y avait beaucoup de I dans ma personnalité. J’avais fait ces tests pour me trouvé, j’avais eu une mauvaise interprétation en partie. J’avais essayé d’y coller sans grande réussite, quelque chose clochait. J’ai un nouvel alignement à tester corrélé par les amis, les prénoms et un nouveau résultat MBTI (plus fiable?) et une nouvelle construction mentale de ma compréhension de mon moi. Vais-je y arriver cette fois?

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